Lexique : l’escalade de A à Z

Voici un lexique de base de l’escalade qui donne quelques informations pratiques sur les techniques, le matériel et la terminologie de la grimpe.

Petit lexique de l’escalade et du grimpeur

Artif, n.m. Abréviation du terme “escalade artificielle”. Style d’escalade, qui s’oppose à escalade dite “libre” et dont le principe est de s’aider de point d’aide artificiels (pitons, coinceurs, crochets, plombs) et recourir à du matériel de progression (longe, étriers, etc.)

Assurage, n.m. Action d’assurer la sécurité en empêchant une chute avec des conséquences dramatiques.

Baudrier, n.m. Appelé aussi harnais. Ensemble de sangles et boucles qui permet d’arnacher un grimpeur et qui possède un pontet pour le passage de la corde. Plus ou moins confortable en fonction des rembourrages. LE baudrier estun E.P.I.

Broche, n.f. Élément de sécurité qui comme le goujon et le piton est utilisé pour l’équipement à demeure d’une paroi. A la différence d’un piton, une broche peut avoir un filetage et est souvent scellée, on parle de scellement, dans un trou foré dans le rocher avec une colle ou un mortier. (broche à glace) Broche spéciale en forme de tube fileté utilisée pour l’assurage en cascade de glace.

Coinceur, n.m. Ensemble composé de pièces métalliques et/ou de sangle qui peut se coincer dans les cavités du rocher pour s’assurer. Les coinceurs ont des formes et des conceptions très variés mais sont plutôt adaptés aux fissures.

Corde, n.f. Ensemble de filaments tressés, appelé âme, et recouvert d’une gaine, la plupart du temps en nylon de nos jours. Peut être dynamique, statique ou semi-statique en fonction de son allongement sous tension. L’allongement moyen d’une corde sous tension étant compris entre 0 et 10 %. La corde est un E.P.I.

Cordée, n.f. Groupe de 2 personnes minimum qui s’assurent mutuellement.

Dalle, n.f. Support d’escalade plutôt peu fourni en prises et souvent incliné où l’escalade se fait majoritairement avec les pieds.

Descendeur, n.m. Matériel nécessaire pour le rappel. Il permet également d’assurer le leader ou le seconde de cordée. Exemple de descendeurs : panier ou puits, descendeur en 8, plaquette d’assurage.

Dégaine, n.f. Ensemble composé de 2 mousquetons et d’une sangle destiné à s’assurer en escalade en tête.

Dévers, n.m. Support d’escalade incliné si bien que l’escalade se fait majoritairement avec les bras.

Dièdre, n.m. Convergence de deux parois qui forment un coin (mot anglais : corner). L’escalade y est souvent en opposition en poussant avec les pieds et les mains sur chacune des deux parois. Au fond du dièdre, on trouve souvent une fissure.

E.P.I., n.m. Acronyme pour Élément de Protection Individuel. Désigne tous les matériels dédiés à la protection des personnes. En escalade, il en existe plusieurs sortes : casque, baudriers, cordes, connecteurs, etc.

Escalade, n.f. Sport (ou mode de vie) qui consiste à évoluer vers le haut sur un support quel qu’il soit : mur artificiel, rocher, bâtiments, végétaux, etc. en s’aidant de des pieds et des mains. Elle peut être “libre” ou “artificielle” suivant qu’on utilise uniquement le support (escalade libre) ou des points d’aide supplémentaires (escalade artificielle).

Falaise, n.f. Nom du support de l’escalade quand elle pratiquée en pleine nature.

Fissure, n.f. Cavité du rocher de forme plutôt linéaire souvent créée par une fracturation de la roche au cours des temps géologiques. Les pitons sont plutôt adaptés aux fissures.

Friend, n.m. Coinceur mécanique inventé dans les années 70s qui permet un assurage dans des fissures lisses.

Goujon (ou Golot), n.m.. Désigne une cheville à expansion ou à cône coiffée d’une plaquette. Utilisé dans les travaux publics, le goujon a été intensivement utilisé pour l’équipement des murs et des falaises d’escalade. A la différence d’une broche, il se fixe mécaniquement sans collage. Il est à utiliser dans des roches dures ou moyennement tendres, granite, calcaire mais son utilisation est à proscrire dans des roches comme le grès ou la molasse. Un goujon est surmonté d’une plaquette dans laquelle on passe un mousqueton.

Grigri, n.m. Descendeur à assistance mécanique commercialisé par la marque Petzl.

Grimpe, n.f. nom familier pour l’escalade. Les pratiquants : grimpeur et grimpeuse.

Harnais : voir Baudrier

Maillon rapide, n.m. Petit anneau de métal (maillon) munis d’une ouverture avec un pas de vis pour l’ouverture.

Moulinette, n.f. Technique d’assurage qui consiste à avoir une corde qui passe en haut d’une voie, un assureur et un grimpeur.

Mousqueton, n.m. Anneau en métal avec une ouverture, le doigt, qui permet de relier deux éléments de sécurité (sangle, corde, spit, etc.). Le doigt peut être équipé d’une vis ou virole : c’est un mousqueton à vis ou de sécurité. Le mousqueton est un E.P.I. (appelé connecteur).

Piton, n.m. Pièce métallique avec un œil destiné au mousqueton qui est frappé dans le rocher pour l’assurage en escalade libre ou la progression en escalade artificielle.

Plaquette, n.f. Plaque de métal tordue avec un œil destiné à un mousqueton qui coiffe une cheville à expansion. Elle est utilisée pour équiper à demeure une paroi rocheuse. Réalisée en acier zingué ou en inox pour l’escalade, anciennement en duraluminium. Plaquette d’assurage voir Descendeur.

Plomb, n.m. Synonyme du mot “vol” en escalade, tomber. Autre définition : petit morceau de plomb à mâter dans une aspérité du rocher en escalade artificielle.

Pontet, n.m. Élément d’un baudrier qui est destiné à passer une ou plusieurs cordes pour l’encordement, une sangle ou un mousqueton pour l’assurage.

Prise, n.f. Relief du support qui peut être tenu avec une partie du corps. Les différentes types de prises sont réglettes, à-plat, colonnette, bac et se tiennent de différentes façon : en opposition, en inversée, etc. Une prise peut être naturelle ou artificielle. Les prises artificielles peuvent en bois, en résine ou en plastique.

Puits ou Panier, n.m. Voir Descendeur.

Rappel, n.m. Technique de descente consistant à passer les 2 brins d’une corde dans un anneau afin de récupérer la corde en tirant sur un des 2 brins une fois en bas. Un rappel d’une certaine longueur nécessite le double de longueur en corde. La descente est réalisé avec un harnais et un descendeur.

Relais, n.m. Nom générique donné au sommet d’une voie d’escalade. Un relais est toujours constitué de 2 points d’assurage qui peuvent être reliés par une chaîne, une corde, une sangle et de maillons rapides pour la descende en rappel ou en moulinette.

S.A.E., n.f. acronyme qui désigne une Structure Artificielle d’Escalade. Une S.A.E. est un support de l’escalade qui n’est pas constitué de rocher mais de matières synthétiques et/ou de bois. Des prises artificielles sont souvent rapportées (vissées) sur la structure.

Spit, n.m. Par abus de langage, un spit est un golot ou goujon nommé ainsi en référence à la célèbre marque commerciale du BTP.

Surplomb, n.m. Relief du support d’escalade qui forme une surface horizontale à franchir par dessous. Synonyme : toit.

Tête (escalade en), n.f. Mode de progression où le leader part du bas de la paroi sans avoir un assurage déjà installé par le haut. C’est l’opposé de la moulinette. Le grimpeur utilise des dégaines pour s’assurer en mousquetonnant la corde dedans à intervalles réguliers.

Vol, n.m.. (se prendre un) le fait de chuter au-dessus d’un point dans une voie en tête.

Voler, verbe. Action de tomber en escalade en tête. Synonyme : se prendre un plomb.

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